Janet Trigolet Ostéopathe
Saint-Gildas-de-Rhuys et Vannes

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Un peu d'histoire !

Publié le 27 février 2019 à 13:35

Ce mois-ci nous allons parler de l’histoire de l’Ostéopathie. Nous allons comprendre ses origines, son évolution dans le temps et son but.

Beaucoup de savoir-faire médicaux viennent de la médecine chinoise. L’ostéopathie en fait partie.

La médecine chinoise a vu le jour autour du XXème siècle avant JC. Le but de la médecine chinoise est de maintenir l’équilibre entre l’énergie intérieure du corps et toutes les parties extérieures. L’univers est fait de flux d’énergie constants et l’homme est au milieu de cet univers. La maladie est une conséquence d’un déséquilibre.

La médecine chinoise est une médecine préventive. Autrefois, les patients allaient voir leur médecin pour éviter de tomber malade et non quand il était déjà malade. La prévention permet au patient d’être toujours en harmonie interne et avec le monde extérieur. C’est aussi la base de l’ostéopathie, trop souvent oubliée.

D’autres médecines ont vu le jour après celle-ci : la médecine égyptienne, de Mésopotamie, grecque ou encore gréco-romaine. Toutes ont pu apporter des techniques et des savoirs à ce jour toujours connus et améliorés.


A l’Antiquité et au Moyen Age, nous entendons parler de médecine manuelle avec Hippocrate II de Cos ou encore Avicenne. Mais ce n’est qu’en 1874 que le mot « ostéopathie » va pouvoir voir le jour avec le médecin Andrew Taylor Still. Celui-ci va créer en 1892 l’American School of Osteopathy à Kirksville aux Etats Unis. John Martin LittleJohn sera un des élèves d’A.T. Still. Il apportera à cette discipline la physiologie qui n’était pas enseignée auparavant et qui est cependant très importante pour comprendre le fonctionnement du corps humain. En 1900, il quitte Kirksville avec ses 2 frères pour créer à Chicago l’American College of Osteopathy Medecin and Surgery. Le cursus d’études n’est alors que de 2 ans. Il retourne quelques années plus tard dans son pays natal, l’Angleterre, pour créer en 1930 la British School of Osteopathy à Londres. C’est à cette période que l’ostéopathie arrive en Europe.

A partir de ce moment-là, les ostéopathes vont se battre pour permettre à l’ostéopathie d’acquérir des lettres de noblesse. Elle est officiellement reconnue en Angleterre en 1993.


Ce n’est qu’en 1913 que l’ostéopathie est pour la première fois abordée en France. L’évolution est lente. Paul Gény (kinésithérapeute de base) intervient à maintes reprises pour que l’ostéopathie connaisse un succès. Il crée l’Ecole Française d’Ostéopathie réservée uniquement aux médecins et aux kinésithérapeutes. En 1960, Paul Gény est condamné car il enseigne l’ostéopathie à des non médecins ou kinés. Il faudra attendre 1990 pour que la première école d’ostéopathie, ouverte aux bacheliers et selon les critères de l’OMS, voit le jour : Ecole Supérieure d’Ostéopathie.

En 2002 la loi reconnaît l’existence de l’ostéopathie. Mais ce n’est qu’en 2007 que la délivrance des agréments sera faite et 14 centres de formations seront alors agréés. En 2009, 43 centres de formation ont ouverts leurs portes, pour la plupart non reconnus. C’est alors que commence le combat des syndicats des ostéopathes. Les écoles doivent obligatoirement proposer 4300 heures de formation et 5 ans minimum de formation avec 1000 heures de pratique encadrée selon les critères de l’OMS.

 

L’ostéopathie a été créée dans un but de prévention. De nos jours la plupart des patients ne le savent pas et la douleur est présente presqu’à toutes les consultations. Le but de l’ostéopathie est de redonner une bonne homéostasie au patient, ce qui veut dire de rétablir l’environnement interne de l’individu qui agira sur son bien-être physique et mental. C’est la résultante de l’équilibre de tous les systèmes du corps.

"Le corps humain ne fonctionne pas en unités séparées, mais comme un tout harmonieux" A.T.STILL.

Pour cela, en tant que praticien, nous pouvons agir sur tous les systèmes du corps : musculaires, articulaires, crâniens, viscérales mais aussi fascials (ce petit tissu qui recouvre chaque muscle, articulation, viscère etc… et qui relie tout le corps).

Bien sûr, plus la douleur est prise tôt, plus il sera « facile » d’agir dessus. Mais il ne faut pas oublier que pour une meilleure action le travail pluridisciplinaire sera la meilleure solution. Il se peut aussi que plusieurs séances soient nécessaires pour améliorer au mieux les douleurs. Il est recommandé de venir 2 à 3 fois par an pour maintenir cette homéostasie citée auparavant.

Enfin, l’ostéopathe, à la fin de chaque séance, vous conseille sur vos habitus de vie afin d’améliorer les douleurs et d’éviter au maximum leur retour. La guérison est un travail en 2 temps : d’abord la séance d’ostéopathie qui permettra un nouvel équilibre du corps puis la mise en place de conseils pour la vie de tous les jours. Ces derniers sont importants pour permettre de potentialiser la séance et il est vivement recommandé de les mettre en place.


Dans un prochain article, nous aborderons les différents systèmes et leurs douleurs et nous ajouterons à cela quelques exercices pour permettre une amélioration de ces douleurs.


Le sommeil, il en faut !!!

Publié le 12 septembre 2018 à 13:25

Aujourd'hui je vous propose quelques conseils pour retrouver un sommeil de qualité.

Tous ces conseils sont tirés de mon expérience personnelle mais aussi du livre de Michel Cymes intitulé Le Cerveau que je vous conseille vivement de lire.

Le sommeil est très important pour notre bien être mental et physique. Il permet de reprendre de l'énergie, de reposer notre corps et notre cerveau, et de permettre le renouvellement de nos cellules et de nos neurones. Moins de stress, plus d'enthousiasme et de bonne humeur !

Les symptômes du manque de sommeil sont divers : manque de vigilance, multiplication des erreurs de jugement, diminution des capacités d'apprentissage, hyper réactivité émotionnelle...

Vous comprenez bien que tous ces symptômes jouent forcément sur notre vie quotidienne. Il est donc nécessaire de les éviter.

La nuit de sommeil est constituée d'idéalement 3 à 6 cycles de 90 min composés de 4 stades :

- Stade 1 : Sommeil léger

- Stade 2 : Sommeil confirmé

- Stade 3 : Sommeil profond

- Stade 4 : Sommeil paradoxal

Nous pouvons nous réveiller brièvement entre chaque cycle, c’est normal et cela ne doit pas vous perturber. En moyenne la durée idéale de sommeil est de 7h30, mais cela dépend évidemment de chacun.

Pour avoir un meilleur sommeil, certaines habitudes sont à éviter.

Les écrans trop tard le soir, types télévision, ordinateur, jeux vidéo, téléphone… sont à arrêter 45 min avant d’aller se coucher pour éviter dans un premier temps une hyperstimulation au niveau du cerveau

Les somnifères sont à éviter en trop grande consommation. Un comprimé de temps en temps ne vous rendra pas accro et vous sera plus utile

Ne pas faire de sport 2h avant d’aller se coucher car le corps a besoin de se sentir calme avant de trouver le sommeil

Ne pas aller se coucher directement après le repas, attendre au moins 1h30 pour que la digestion se fasse

Eviter de ramener du travail à la maison ou éviter de travailler après manger, pour permettre au cerveau de faire la coupure et de pouvoir se reposer

Pour mieux dormir, il ne suffit de pas grand-chose parfois. Voici quelques conseils à adapter selon votre personnalité :

Votre chambre doit être agréable et doit vous procurer un bien être instantané (plaid, coussin, bougies, lumineuse, décorations, chambre spacieuse, température entre 18 et 20°C etc…;)

Le corps et le cerveau ont besoin de rituels : heures de coucher et de levé, douche avant de se coucher, lecture, massages, méditation… Cela permettra de faire comprendre au corps qu’il est temps d’aller se coucher. Il commencera à se mettre dans une situation de sommeil utile pour l’endormissement

Lire permet de se déconnecter des écrans entre autres et le cerveau percevra moins de perturbateurs

 

Lister ce qui vous permet un bon sommeil quand vous en avez un, vous repérez ainsi vos habitudes pour avoir un sommeil régulier

Soyez actif (ve) durant la journée. L’activité, qu’elle soit sportive ou manuelle (cuisine, bricolage, jardinage...) permet une fatigue physique propice au sommeil réparateur de la nuit


Dormez dans le noir complet, même les réveils doivent être éteints sinon le cerveau reste stimulé et l’hormone du sommeil (la mélatonine) se libère moins

 

Videz-vous la tête en méditant, en arrêtant de penser…

 Effectuer un scan de votre corps en partant de la tête jusqu’aux pieds pour permettre de tout relâcher au fur et à mesure et vous concentrer uniquement sur votre corps et non vos pensées

 Concentrez-vous sur votre respiration : alternez inspiration/expiration de la cage thoracique puis du ventre jusqu’à endormissement

Offrez-vous un réveil avec de la lumière et de la musique pour s’endormir et se réveiller comme si c’était le soleil qui vous aidait à vous endormir ou vous réveiller

Dernier point sur l’alimentation :

- limitez la consommation de féculents (difficulté à digérer) le soir

- mangez léger le soir

- infusez de la verveine et de la fleur d’oranger dans de l’eau chaude pour un meilleur endormissement

Projet Pyrénées avec l'EMIA - Juillet 2018

Publié le 27 juillet 2018 à 0:00

J’ai eu la chance de participer à une aventure sportive unique début juillet avec l’une de mes consœurs ostéopathe. En voici le récit.

Nous sommes arrivées à Collioure le dimanche 1er Juillet 2018 au soir et nous avons rencontré l’équipe avec qui nous allions partager un beau projet appelé « Unis pour les sommets ».

Ce projet avait pour but de sensibiliser aux blessés de guerre en montrant qu’il y a une vie après de tels drames, même si la reconstruction n’est pas la même pour tout le monde. Il a aussi permis de faire comprendre que le sport est un bon moyen d’entraide et de sociabilisation.

L’équipe se composait de 18 personnes. Les rouleurs étaient 6 étudiants le l’EMIA (Ecole Militaire Inter Armes) située à Coëtquidan dans le Morbihan, et 3 anciens blessés de l’Armée de Terre. Pour les suivre et les aider à pouvoir accomplir ce projet, 6 étudiants s’occupaient de la logistique, deux ostéopathes et une kinésithérapeute s’occupaient du bien être des rouleurs.

Nous sommes partis de Collioure le lundi matin de très bonne heure pour arriver à Bayonne le vendredi midi. Cinq jours de vélo, d’ascension, de fatigue, de paysages merveilleux et de bonne humeur peuvent résumer ce séjour. Nous sommes passés par des sommets mythiques dont le Tourmalet. Les rouleurs faisaient entre 120 et 180 km par jour avec un total d’environ 2000 m de dénivelé positif. Chaque commune où nous nous arrêtions le soir nous réservait un accueil chaleureux. Ils nous logeaient et nous partagions un repas tous ensembles pour permettre de discuter et de partager autour de ce projet.

Les journées étaient faites de la manière suivante. Deux équipes étaient crées chaque soir pendant le briefing. Une équipe qui allait suivre les rouleurs avec deux voitures : une en tête et une à l’arrière. Cette dernière transportait toujours une personne du pôle santé pour permettre de suivre et de venir en aide aux rouleurs si besoin. Le ravitaillement en eau et en nourriture se faisait aussi avec cette voiture. La deuxième équipe s’occupait de l’arrivée dans la commune suivante pour installer et décharger tout le matériel et permettre aux rouleurs de se reposer après chaque grosse journée.

En tant qu’ostéopathe, mon rôle était d’aider au bien être des rouleurs chaque soir, et même parfois en haut des cols pendant les pauses repas. Le troisième et plus gros jour nous avions posé nos tables au point culminant entre Mont Louis et Massat pour apporter un repos musculaire aux rouleurs et pour qu’ils puissent continuer la route dans les meilleures conditions physiques possibles.

Tous les soirs, nous apportions des soins. Le but était de procurer une détente musculaire mais aussi redonner de la mobilité aux différentes articulations souffrantes. Les rouleurs étaient très satisfaits de notre présence et ont sentis une vraie utilité à nos métiers. Même si la fatigue se faisait sentir au bout de quelques jours, les soins apportés étaient les bienvenus et les soulageaient beaucoup.

Ma collègue et moi avons fait équipe avec une kinésithérapeute. Ce qui nous a permis d’échanger et d’apprendre les unes des autres. Ce fut aussi l’opportunité de montrer que nos deux métiers sont complémentaires, et que nous pouvons travailler en synergie pour permettre un meilleur équilibre chez nos patients.

Nous avons fait de merveilleuses rencontres durant ce projet. Ce fut un moment intense sportivement comme humainement. Voir ces blessés de guerre reconstruits après de telles épreuves de la vie, force au respect et à la motivation. Ces personnes nous ont beaucoup appris et nous avons pu échanger avec eux sur leur passé comme sur leur futur.

Arrivés à Bayonne, nous avons pu rencontrer le directeur de l’EMIA avec qui nous avons échangé sur notre participation. Ce fut une très belle expérience qui nous ouvre d’autres portes et d’autres objectifs en tant qu’ostéopathe. Nous espérons pouvoir renouveler de tels projets.

 

Ouverture du cabinet

Publié le 31 mai 2018 à 0:50
Bonjour à tous, 

Je vous annonce l'ouverture de mon cabinet d'ostéopathie depuis le 28 Mai 2018, situé au 3 rue du Général de Gaulle à Saint-Gildas-de-Rhuys. N'hésitez pas à partager cette information. Je vous attends avec impatience.

Bonne journée, 
Janet TRIGOLET
Ostéopathe D.F.O.

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